Au détour des livres (5). Le mariage forcé de la carpe et du lapin

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Tout devrait séparer le réfractaire Joseph Andras, auteur de S’il ne restait qu’un chien (Actes Sud), du chroniqueur de Valeurs actuelles Philippe Barthelet, qui publie Salut aux bêtes sauvages (Pierre-Guillaume de Roux). Et pourtant…

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Les commentateurs de tout poil se montrent volontiers ravis en admiration face à la « souplesse » de la Constitution française, si accommodante. Tout cela ne vaut pas la plasticité de l’idiome national soi-même, ouvert à tout verbe, au point que chaque locuteur ou lecteur, paraphrasant l’Évangile de Jean (14:2), pourrait déclamer : « Il y a plusieurs demeures dans la maison de ma langue maternelle. »