Les petits paradis fiscaux crient à l'hypocrisie

Bermudes, Jersey, La Barbade: des îlots aux noms exotiques, dans le collimateur des grandes puissances à l'occasion du G-20 de Londres. Désignés comme paradis fiscaux, ils se rejettent l'accusation entre eux mais dénoncent également l"hyprocrisie des grandes puissances, qui ont largement profité de ces situations quand elles ne pratiquent pas elles-mêmes le secret bancaire.

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«La semaine s'achèvera-t-elle dans les larmes ou par des accords d'échanges d'informations bancaires?» Le Guernsey Press s'interroge. Au-delà du jeu sur les mots anglais «tears» et «TIEA» (Tax Information Exchange Agreements), le titre révèle une angoisse : la peur de se retrouver sur une liste noire des pays non coopératifs à l'issue du G-20 de Londres. La presse de Guernesey n'est pas la seule à s'affoler. «Le loup est déjà à la porte», concluait une tribune du Nassau Guardian dès le 11 février. Courant mars, le journal de La Barbade, Nation News, titrait «Goliath brutalise David», en référence à des accusations américaines. Et les journaux de se faire l'écho des réactions indignées des dirigeants: «Nous ne sommes pas un paradis fiscal.»