Afrique Analyse

Colonisation: un crime aux effets inépuisables

La seule chose scandaleuse à propos de la dénonciation de la colonisation en tant que « crime contre l’humanité », c’est la négation de cette évidence. De l’exposition en cours au Musée national des arts anciens (MNAA) de Lisbonne jusqu’à l’étude récente d’un économiste de Harvard, démonstration. 

La lecture des articles est réservée aux abonné·e·s. Se connecter

Détail du tableau « Chafariz d'El Rei » : le chevalier noir © DR

Sur le tableau intitulé Chafariz D'EL Rei (« La fontaine du roi »), au milieu d’une scène de rue de la Lisbonne de la Renaissance, figure un chevalier de l’ordre de Santiago, à la monture richement harnachée. L’homme à cheval, au port noble, est un Noir. Une autre figure africaine du même tableau représente le plus bas de l’échelle sociale : un serviteur, certainement un esclave, couvert d’excréments qu’il portait sur la tête dans un seau dont le fond a rompu. Ce contraste alimente actuellement une polémique sur l’authenticité de l’œuvre, prétexte de l’exposition consacrée par le MNAA à « La cité globale – Lisbonne pendant la Renaissance ». Comment un Noir pouvait-il être chevalier, interrogent les sceptiques ? Que nous dit l’art de cette première mondialisation, celle des découvertes portugaises, qui fit de la capitale lusitanienne un monde cosmopolite, dont une part importante de la population venait d’Afrique subsaharienne ? Mais qui fut aussi à l’origine de la traite transatlantique, crime contre l’humanité s’il en est.

Abonnement mediapart

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là


Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Aujourd’hui sur Mediapart

Voir la Une du Journal

À ne pas manquer

Société — Enquête
Une figure du combat contre le harcèlement scolaire est visée par une plainte pour « harcèlement »
Fondatrice de l’association Marion la main tendue, Nora Fraisse se voit reprocher par une dizaine d’anciennes bénévoles, stagiaires ou services civiques d’avoir eu un comportement toxique envers de proches collaborateurs. D’après notre enquête, l’une d’elles a déposé plainte pour « harcèlement ».
par Prisca Borrel
Littérature — Entretien
Éric Vuillard : « La narration politique, c’est de la mauvaise littérature »
Dans son dernier récit, « Une sortie honorable », l’écrivain aborde la guerre d’Indochine, largement reléguée dans la mémoire nationale, et le cadre politique et financier qui l’a soutenue. Entretien sur la politique, l’histoire et la littérature.
par Joseph Confavreux, Ellen Salvi et Lise Wajeman
Santé
Didier Raoult : deux ans d’enquête sur une imposture
Depuis l’arrivée du Covid-19 en France, Didier Raoult est devenu une figure nationale. D’abord en faisant la promotion d’un traitement inefficace contre la maladie, l’hydroxychloroquine, puis en niant la possibilité d’une seconde vague ou en remettant en cause l’efficacité de la vaccination. Mediapart revient en vidéo sur deux ans d’enquête sur le directeur de l’IHU.
par Youmni Kezzouf, Mathieu Magnaudeix et Pascale Pascariello
Blanquer, l’école à la renverse
Profs, élus, ils bricolent pour faire tenir l’école en temps de pandémie
Parmi les ressorts de la colère contre le ministre de l’éducation nationale, l’impression de devoir composer depuis des mois avec des bouts de ficelle arrive en bonne place. Pour pallier les manques et retards de l’État, enseignants et élus locaux se mobilisent comme ils peuvent.
par Mathilde Goanec

Nos émissions

À l'air libre
par à l’air libre
Grand entretien
par Fabien Escalona et Romaric Godin
Ouvrez l’Élysée
par Usul et Ostpolitik