Hinkley Point: EDF et le pouvoir choisissent la fuite en avant

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Malgré les incertitudes créées par le Brexit, le gouvernement et EDF veulent lancer le projet de construction de deux EPR. Le comité central d’entreprise du groupe est convoqué pour donner un avis sur ce projet contesté.

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Était-ce vraiment la conclusion la plus urgente à tirer du Brexit ? Dès le vendredi 24 juin, alors que le monde est encore sonné par le résultat du vote britannique, le ministre des finances, Michel Sapin, indique, lors d’une conférence réunie en urgence, que « naturellement, le Brexit ne remet pas en cause le projet d’Hinkley Point ». Mardi 28 juin, le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, annonce à son tour, lors d’une conférence sur le nucléaire, qu’aux yeux du gouvernement, rien n’est changé pour le projet de construction de deux EPR, en Grande-Bretagne, après le vote. « La Grande-Bretagne reste un partenaire important et ses besoins énergétiques restent les mêmes. C'est pourquoi je considère qu'une décision d'investissement d'EDF est nécessaire le moment venu », déclare-t-il alors.