L’économie «kamikaze», un nouveau modèle importé du Japon?

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La stratégie économique du Japon, où François Hollande est peut-être allé chercher les idées qui lui manquent, est de nouveau à la mode, comme il y a trente ans. Derrière l'engouement pour les Abenomics, du nom du premier ministre japonais Shinzo Abe, il y a la recherche désespérée d'une sortie de crise. Analyse. 

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Par une étonnante régression vers les années 80 du siècle dernier, le Japon du premier ministre conservateur Shinzo Abe serait en train de regagner un statut de « modèle » pour les économies souffreteuses des pays dits avancés, toujours à la recherche d’une élusive sortie de crise. En témoignent les déclarations de François Hollande, en visite d'État dans le pays. Le président français a observé que la politique de celui-ci constituait « une bonne nouvelle pour l'Europe, parce qu'en Europe aussi nous avons à donner priorité à la croissance ». « Les dogmes libéraux et monétaristes ont été abandonnés par un gouvernement de centre-droit au Japon, s'est même enthousiasmé Arnaud Montebourg. C'est un événement politique en soi, et il mérite d'être salué comme le retour du pragmatisme intelligent en économie. »