Vivendi: un cadeau fiscal signé Nicolas Sarkozy

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Les contribuables français vont être ravis de l'apprendre: ils vont participer à l'effacement des pertes de Vivendi Universal, héritées de la gestion de Jean-Marie Messier, jusqu'en 2011. Profitant d'un régime fiscal hors norme, qui lui a été accordé par le ministre des finances Nicolas Sarkozy, en 2004, le groupe s'est vu reverser chaque année entre 500 et 600 millions d'euros par le Trésor public. En 2008, cette restitution s'est élevée à 548 millions d'euros alors que le groupe avait réalisé un bénéfice avant impôt de 4,7 milliards.

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Les contribuables français seront ravis de l'apprendre: ils vont continuer à participer à l'effacement des pertes passées de Vivendi Universal. Le ministère des finances a renouvelé le 13 mars 2009 l'agrément qui lui permet de disposer du régime fiscal dit du bénéfice mondial consolidé, et cela jusqu'en 2011.