L'Etat en bourse: une leçon de choses venue de Hong Kong

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Quand les bornes sont dépassées, il n'y a plus de limites, avait dit Georges Pompidou. La crise financière contraint les gouvernements qui s'affichaient comme «libéraux» à entrer au capital de grandes institutions financières. Attention: danger. Mais il y a des précédents, plus poussés encore même comme à Hong Kong en 1998, qui donnent la bonne marche à suivre.

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Pour voler au secours des banques, les Etats occidentaux ont jeté par-dessus bord règles et principes. C'est particulièrement vrai dans l'Union européenne (a fortiori en zone euro), où la dépense budgétaire, l'endettement public et la distribution des aides d'Etat font l'objet d'un strict encadrement, inscrit dans les traités. Circonstances exceptionnelles obligent, la Commission européenne, gardienne des dits traités, court derrière l'événement, en tentant de sauver ce qui peut l'être. Elle a ainsi publié le 13 octobre des «recommandations aux Etats membres sur les mesures en faveur des banques en crise». Et, selon nos informations, elle devrait saisir l'occasion de la présentation le 3 novembre de ses prévisions économiques d'automne pour préciser son approche de l'envolée de la dette publique (mais aussi des déficits budgétaires) que l'intervention des Etats dans la crise financière va déclencher.