Guerre de la banane: la fin d'un vrai-faux conflit Nord-Sud

Par
Le 15 décembre, l'Union européenne et les pays producteurs d'Amérique latine ont conclu à Genève un armistice mettant en principe un terme à la «guerre de la banane». La fin de ce conflit vieux de vingt ans autour de l'accès au marché européen, le premier au monde, lève aussi une des hypothèques pesant encore sur le cycle de négociations de Doha. Elle signale l'effacement progressif de relations économiques post-coloniales. Pas trop tôt. Analyse.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Un demi-siècle après la chute finale des empires coloniaux, le système commercial multilatéral, qui n'est pas à la fête en ces temps de contraction des échanges mondiaux et de montée sournoise du protectionnisme, peut enfin célébrer la fin de la «guerre de la banane». Un conflit de vingt années entre l'Union européenne, premier marché mondial du fruit le plus largement échangé, et les pays producteurs d'Amérique latine, adossés pour l'occasion aux Etats-Unis.