La Grèce peut-elle échapper à une purge façon FMI ?

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La situation financière de la Grèce place l'Union européenne et la zone euro devant un test politique de première importance. Le programme d'ajustement déposé le 15 janvier à Bruxelles par le gouvernement socialiste d'Athènes, en dépit de sa brutalité, est sans doute insuffisant et ses hypothèses financières et macro-économiques peu crédibles. Mais l'UE n'a ni les instruments, ni sans doute la capacité politique, pour imposer la thérapie de choc nécessaire. Analyse.

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Le dos au mur, le gouvernement grec a annoncé un sévère plan d'austérité, à l'opposé du dogme keynésien qui veut que l'assainissement des finances publiques doive attendre la sortie de crise et le retour de la croissance. Que cette politique de rigueur, subordonnée à l'aval des institutions européennes, soit mise en œuvre par un parti socialiste, le PASOK, est une nouvelle illustration du «paradoxe démocratique»: rien de tel qu'un gouvernement réputé de gauche pour imposer des recettes réputées de droite.