Alcatel est tombé dans tous les panneaux de la mondialisation

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L'équipementier de télécommunications a annoncé la suppression de plus 5 000 emplois dans le monde. La France est le pays le plus touché avec 1 430 emplois supprimés ainsi que la fermeture du siège historique du groupe à Velizy (Yvelines). Les salariés vont payer l'addition d'une succession d'erreurs stratégiques.

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« Une catastrophe » : au sortir des différents comités d'entreprises du groupe, jeudi 18 et vendredi 19 octobre, les syndicats d'Alcatel-Lucent étaient sonnés. Même si la direction du groupe de télécommunications avait annoncé dès juillet qu'elle allait supprimer 5 000 emplois sur les 76 000 que compte le groupe, ils ne s'attendaient pas à ce que l'addition soit si lourde. 800 ou 900 suppressions de postes peut-être, mais pas 1 430 ! Lannion (Côtes d'Armor), Orvault (Loire-Atlantique) et surtout Vélizy (Yvelines) le siège historique du groupe où travaillent 2 400 personnes et qui est appelé à fermer en 2014. Toute la base industrielle française d'Alcatel-Lucent est touchée. Au total, ce sont 15 % des effectifs du groupe en France qui vont disparaître ; un chiffre qui correspond exactement à la chute du chiffre d'affaires du groupe en Europe au deuxième trimestre.