Petit à petit, les jouets d’occasion font leur nid

Par

Ressourceries, sites internet dédiés, dépôts-ventes, boutiques Emmaüs, associations… Les façons de rénover les jouets se multiplient et satisfont une demande croissante. Il reste à surmonter des mentalités droguées au « neuf », le lobbying des fabricants et l’inertie des autorités. Un reportage de Reporterre.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Un énorme ours en peluche accueille les clients de la boutique, son museau enfoui dans une barbe de père Noël. Au rayon déguisements, une grand-mère hésite entre un costume de lapin et un habit de pirate. Sur un présentoir, des poupons tirés aux quatre épingles observent de leur regard bleu plastique des camions de pompiers rutilants. Les étiquettes, fabriquées avec des cartes de jeu, indiquent des prix 50 à 70 % moins élevés qu’en grande surface. Dans cette boutique de l’association Rejoué, dans le XIVe arrondissement de Paris, on ne trouve que des jouets d’occasion. Et à quatre jours de Noël, les allées ne désemplissent pas.