L'Indien Tata rachète Jaguar : bien plus qu'un symbole

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Le rachat à l'Américain Ford de Jaguar, fleuron flétri de l'industrie automobile anglaise, par Tata Motors, filiale du premier conglomérat indien, va très au-delà du symbole: «l'industrie des industries», qui, de Henry Ford au Toyota Manufacturing System, a si souvent donné le la aux autres secteurs industriels, dessine le nouveau visage de la mondialisation.

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D'aucuns y verront la revanche du colonisé sur le colonisateur. La vente par l'Américain Ford de Jaguar, fleuron flétri de l'industrie automobile anglaise, à Tata Motors, filiale du premier conglomérat privé indien, a une signification bien plus plus large : «l'industrie des industries», qui, de Henry Ford au Toyota Manufacturing System, a si souvent donné le la aux autres secteurs industriels, dessine le nouveau visage de la mondialisation.
Tout d'abord, l'opération, en échange d'un chèque de 2,3 milliards de dollars pour la très déficitaire Jaguar et la très rentable Land-Rover, ne provoquera même pas un froncement de sourcil au Royaume-Uni. Tata Steel, autre branche majeure du groupe, avait mis la main l'an dernier pour près de 13 milliards de dollars sur Corus, dernier vestige de la sidérurgie du Royaume-Uni.