Du chalut à l'assiette, qui profite des prix du poisson?

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Les pêcheurs belges, espagnols et portugais ont entamé une grève pour protester contre les hausses prohibitives du prix du carburant. Les pêcheurs français bloquent toujours les ports de Lorient et de Quimper tandis qu'un matelot tentait de se suicider ce matin à La Rochelle. Si les petits fileyeurs ont repris la mer, les chalutiers hauturiers restent à quai, par solidarité avec leurs confrères étrangers. Mais au-delà du prix du gazole, c'est toute la filière pêche qui est en crise. Comment justifier qu'un poisson à 4,55€ se retrouve à 34€ en bout de chaîne?

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La colère des marins-pêcheurs se répand à travers l'Europe à mesure que les Italiens, Espagnols et Portugais rejoignent le mouvement. Au même moment, le ministre de l'agriculture et de la pêche Michel Barnier réclame plus de transparence dans la formation des prix du poisson. Au-delà de la hausse du carburant, ce sont la faiblesse des cours à la criée, la surabondance de poissons importés à l'étal et les marges démesurées réalisées par chaque intermédiaire qui minent la profession.