Portugal: un élu du Bloc de gauche se révèle spéculateur immobilier

Par

Ricardo Robles, élu de gauche radicale à Lisbonne, a succombé aux charmes de la spéculation immobilière dont il était un pourfendeur attitré. Rien d'illégal au regard de la loi portugaise, mais un choix qui risque d'affecter l'image de son parti. Lundi, il a annoncé renoncer à ses fonctions de conseiller municipal.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

C’est de l’humour graphique typiquement portugais. L’immeuble pimpant, dans sa toute nouvelle robe bleu ciel, de la rue du Terreiro do Trigo, à Lisbonne, vient d’être tagué par des mains malveillantes : « Aqui podia morar gente » (Ici, des gens pourraient habiter). « Signé : Robles. » Et en rouge, le symbole du Bloco de Esquerda (Bloc de gauche), parti de gauche radicale lusitanien. Une reproduction du slogan que la (maigre) cohorte des militants portugais du Bloco avait tracé sur des immeubles en ruine de la capitale portugaise afin de dénoncer la pénurie de logements sociaux et la spéculation immobilière.