Sommet de l'Otan: le spectre redouté d'une jonction des «militants» et des «jeunes des cités»

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Front contre front, les collectifs hostiles à l'Otan et les forces de l'ordre affichent une organisation rodée par des années de sommets et de «contre-sommets» internationaux. Mais, jeudi à Strasbourg, l'imprévu s'est invité aux festivités : des jeunes des « quartiers sensibles » ont rejoint les plus violents des manifestants. La jonction – toujours redoutée par les policiers – des «politiques» et des «droits communs» ?

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L'imprévu s'est invité au sommet de l'OTAN, jeudi 2 avril à Strasbourg. La présence massive de manifestants rompus aux «contre-sommets», avec leur frange d'activistes violents, était attendue de longue date. Mais un phénomène rarement observé et spécialement redouté par les spécialistes du maintien de l'ordre est venu compliquer la donne : des «jeunes des cités» ont visiblement emboîté le pas des manifestants «politiques» pour s'attaquer à la police: