Inceste: Macron appelle à la rescousse une médecine scolaire déjà exsangue

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Pour le chef de l’État, l’école doit devenir le lieu du dépistage des violences sexuelles faites aux enfants. Mais cette annonce surprend les professionnels de la santé scolaire, dont le rôle de vigie a été, ces dernières années, mis à mal.

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Le 23 janvier dernier, le président de la République poste une courte vidéo sur Twitter en soutien au mouvement de libération de la parole des victimes d’inceste et promet la création de « deux rendez-vous de dépistage et de prévention contre les violences sexuelles faites aux enfants – l’un au primaire, l’autre au collège ». Ils « seront mis en place pour tous, dans le cycle de visites médicales obligatoires existantes », précise Emmanuel Macron. Cette annonce « rassurante » pour les uns, « à côté de la plaque » pour d’autres, met les professionnels de la santé scolaire en ébullition.