Sarko fort ? Mon œil

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Un président de la République dispose de cinq grands « pouvoirs » qui résultent autant des institutions que de l'usage: parler au peuple, nommer un Premier ministre, dissoudre l'Assemblée nationale, organiser un référendum, incarner la politique étrangère du pays. Au bout d'un an à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a neutralisé ces cinq pouvoirs et il doit se résoudre à incarner aujourd'hui une présidence faible. Lire aussi: François Fillon, l'art de la survie.

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Le « Sarko-bashing », qui est devenu un sport national – et accessoirement une mine commerciale dans l'édition et la presse –, peut donner à penser que ce président de la République occupe aujourd'hui une place hégémonique dans la vie politique. Et si c'était un trompe-l'œil ?