Le CCE de la SNCF reconnaît de "graves malversations"

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La justice va s'intéresser aux comptes des organisations représentatives des cheminots. Persuadé d'avoir été «victime de graves malversations», le directeur du comité central d'entreprise (CCE) de la SNCF, contrôlé par la CGT, vient d'annoncer qu'une plainte avait été déposée pour «abus de confiance, escroquerie, faux et usage de faux» afin de faire la lumière sur un possible système de fausse facturation. Paradoxalement, une chasse aux sorcières a également été ouverte à l'encontre des personnes qui ont aidé des journalistes.

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La justice va de nouveau mettre son nez dans les comptes des instances représentatives des salariés de la SNCF. Dans une note interne datée du 4 juin, que Mediapart s'est procurée, le directeur du Comité central d'entreprise (CCE) de la SNCF, Alain Barasz, annonce avoir déposé plainte contre X le 30 mai pour «abus de confiance, escroquerie, faux et usage de faux». L'objectif est, selon lui, de faire «toute la lumière» sur une série d'anomalies comptables constatées au sein de l'organisation contrôlée par la CGT.