Les «délinquants de la solidarité» sortent de l’ombre

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Ils sont susceptibles d'être condamnés pour avoir hébergé, nourri ou accompagné un sans-papiers. Mais, à l'appel d'une vingtaine d'associations emmenées par Emmaüs France, ils se sont donné rendez-vous, ce mercredi 8 avril, devant les préfectures et les palais de justice de 85 villes de France pour dénoncer le délit visant «toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d'un étranger en France». Plus de 8.500 personnes, militants, bénévoles ou simples citoyens, sont attendues. Dans un courrier adressé aux associations, Éric Besson évoque une «campagne de désinformation» qui «fait le jeu des filières».

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Toutes les personnes ayant, un jour ou l'autre, apporté leur aide à un étranger en situation irrégulière sont appelées à se rassembler, ce mercredi 8 avril, dans plus de 80 villes de France devant les palais de justice et les préfectures. À l'appel d'une vingtaine d'associations, emmenées par Emmaüs France, ces «délinquants de la solidarité», comme ils s'appellent eux-mêmes, demandent à être poursuivis pour le délit défini à l'article L.622-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers.