Lyon, laboratoire de l’effacement du PS face à l’hégémonie «marchiste»

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À Lyon, les candidats de Macron abordent les législatives en position de force. Face à ces centristes et sociaux-libéraux qui travaillaient déjà ensemble auprès de Gérard Collomb, le PS a capitulé, la gauche est divisée, et la droite menacée jusque dans ses bastions historiques. 

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À la fédération socialiste du Rhône, les mails de journalistes et d’adhérents déboussolés restent sans réponse. Et quand on parvient à joindre un permanent, celui-ci nous explique gentiment qu’« il n’y a personne ici », promettant de transmettre notre numéro à des responsables qui ne rappelleront jamais. Difficile, donc, de recueillir une parole officielle pour expliquer les choix du PS à Lyon, ville détenue par le parti depuis les municipales de 2001, à la suite de la victoire de Gérard Collomb. L’engagement précoce de ce dernier auprès d’Emmanuel Macron, ainsi que l’incurie de l’échelon national du parti, ont pourtant rendu la situation complexe, voire lunaire.