«Je suis une petite-fille de rapatriés d’Algérie»

L’auteure de cet article publié sur le site StreetPress raconte sa famille de rapatriés d’Algérie venue s’installer à Roubaix en 1963. Cinquante-cinq ans plus tard, l’essentiel de sa famille vit encore dans le Nord, mais l’histoire de ceux qu’on appelle de manière péjorative « harkis » s’efface.

 

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Ils sont passés à la postérité sous le terme de « harkis », seulement la grand-mère de l’auteure de cet article de StreetPress n’aime pas tellement ce terme, connoté si négativement. Elle lui préfère « rapatrié d’Algérie ». Elle est arrivée du pays tout juste indépendant pour s’installer à Roubaix en 1963, deux enfants sous le bras. C’est aussi l’époque du plein emploi, de cette période où l’industrie textile prospère. Les harkis prêtent leurs bras à l’usine et n’ont que l’embarras du choix. « Quand tu en avais marre, tu pouvais claquer la porte le matin et travailler dans l’usine d’en face l’après-midi », raconte l’un d’entre eux.