Au procès de France Télécom, premières émotions des anciens dirigeants

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« Est-ce que j’ai fait tout ce qu’il fallait faire ? » Au terme des cinq premières semaines de procès, les anciens dirigeants de France Télécom commencent à prendre la mesure de leur échec.

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Ils ne sont plus aussi sûrs d’eux. Ils le sont même de moins en moins. Les cinq premières semaines de procès ont fini par ébranler les certitudes des anciens dirigeants de France Télécom. Au cours de très longues audiences, ils ont dû entendre des récits, des témoignages, qu’ils avaient tenté d’esquiver, affronter une réalité qu’ils ne voulaient pas voir. Peu à peu, ils ont pris la mesure de leur échec. Bien sûr, ils ont encore la conviction d’avoir sauvé France Télécom de la faillite, comme le répète inlassablement l’ancien PDG Didier Lombard. Mais à quel prix ? La réussite économique qu’ils revendiquent justifiait-elle un tel coût social ?