L'affaire de Compiègne enterrée, Eric Woerth sauvé

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Le parquet général de la Cour de cassation a requis un non-lieu en faveur d'Eric Woerth dans l'affaire de l’hippodrome de Compiègne. L'ex-ministre du budget, qui a le statut de témoin assisté, est quasiment blanchi. C'est une nouvelle démonstration de l'art d'enterrer les affaires à la Cour de justice de la République.

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L'avocat d'Eric Woerth, Jean-Yves Le Borgne, l'a annoncé samedi 18 octobre au soir à l'AFP: le parquet général de la Cour de cassation, dirigé par Jean-Claude Marin, vient de prendre des réquisitions de non-lieu en faveur du député et maire (UMP) de Chantilly (Oise), témoin assisté depuis 2011 dans l'affaire de la vente de l'hippodrome et des terrains forestiers de Compiègne (Oise). La Cour de justice de la République (CJR), qui a instruit paisiblement l'affaire pendant quatre ans, avait clos le dossier voici une dizaine de jours. Le procureur général Marin avait trois mois pour prendre ses réquisitions, mais il n'a pas eu besoin de tout ce temps. La CJR n'a plus qu'à délivrer un non-lieu en bonne et dûe forme à l'ex-ministre du budget Eric Woerth, et cette affaire sera définitivement enterrée.