Comment l’agence du médicament a trompé Marisol Touraine

Par

L’Agence nationale de sécurité du médicament a ignoré une alerte cruciale sur l’essai clinique meurtrier de Rennes. Elle a ensuite masqué sa négligence en édulcorant un rapport interne, et a transmis la version remaniée aux enquêteurs mandatés par la ministre de la santé.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

L’ANSM, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, s’est livrée à une entreprise de désinformation systématique sur l’essai clinique fatal de Rennes, qui a tué un volontaire de 49 ans, Guillaume Molinet, et en a accidenté gravement quatre autres. L’enquête préliminaire des gendarmes de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp), menée à la suite de l’accident, révèle que l’agence a réécrit, en l’édulcorant, le rapport d’une enquête interne qui montrait qu’elle avait négligé une alerte cruciale au moment d’autoriser l’essai.