A droite, un an de lente dislocation

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Malgré l’arrivée de Laurent Wauquiez à la tête de LR, la droite ne s’est toujours pas remise de l’offensive lancée par Emmanuel Macron il y a un an. Derrière les coups de menton de son nouveau chef, LR reste un parti en crise, dévitalisé par l’hémorragie d’une partie de ses cadres.

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Il est des signes qui ne trompent pas. Alors qu’Emmanuel Macron s’est installé depuis un an à l’Élysée, Les Républicains, toujours groggy par leur défaite, viennent officiellement de missionner un groupe pour « réfléchir au projet » de leur parti. Le philosophe Luc Ferry, proche de Laurent Wauquiez, le député Guillaume Larrivé et la vice-présidente de LR, Virginie Calmels, ont en effet été chargés par Laurent Wauquiez de renouveler la réflexion à droite alors que, depuis un an, Macron – des ordonnances travail à la loi sur la sécurité intérieure en passant par celle sur l’asile et l’immigration – n’a cessé de marcher sur les plates-bandes de la droite, la laissant littéralement asphyxiée. Six mois après avoir lancé en grande pompe « les ateliers de la refondation », qui étaient déjà censés tracer les perspectives de LR, la droite cherche donc toujours son cap et sa boussole.