La grippe A, un terrain d’essai en cas de catastrophe nucléaire

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La vaccination contre la grippe H1N1 est proposée, depuis jeudi 12 novembre, progressivement à toute la population. Depuis le début de l'épidémie, les pouvoirspublics testent leur réaction à une crisesanitaire internationale.Entretien avec Philippe Dubiau, chef du service «situations d'urgenceet organisation de crise» de l'IRSN.

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La campagne de vaccination massive, qui débute ce jeudi 12 novembre en France, constitue l'une des étapes importantes du plan gouvernemental contre la grippe A/H1N1. Depuis le début de l'épidémie, les pouvoirs publics expérimentent, grandeur nature, leur réaction à une crise sanitaire d'ampleur internationale. Ils ont l'occasion de tester des procédures conçues dans l'ombre des ministères et des hautes autorités. En matière de gestion des risques, il s'agit d'une première, en France tout du moins, pour la dernière décennie. En cas d'accident nucléaire majeur ou de bioterrorisme, par exemple, des dispositifs analogues seraient déclenchés. Mediapart a voulu savoir quels enseignements pouvaient être tirés de la réponse de l'État au développement du virus. Entretien avec Philippe Dubiau, chef du service «situations d'urgence et organisation de crise» de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), établissement public chargé de la recherche et de l'expertise sur les risques nucléaires et radiologiques.