À Bourges, «il faut que les choses bougent, et vite»

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Les déclarations d’Emmanuel Macron sur le « sens de l’effort » et de Christophe Castaner sur la liberté de manifester n’ont pas découragé les « gilets jaunes », qui ont défilé à Paris et dans toute la France plus nombreux que la semaine dernière. Pour la première fois, un appel avait été lancé pour converger ailleurs qu’à Paris. Dans la préfecture du Cher, plus de 6 000 personnes étaient au rendez-vous, dans un mélange détonnant de mobilisation bon enfant et de rancœur de moins en moins contenue.

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Bourges (Cher), de notre envoyé spécial.- Deux jours avant l’événement, François Vidier s’avouait « plutôt confiant, mais un peu angoissé quand même » : « On est des débutants en terme d’organisation de manifestations. » L’anxiété du routier de Bourges, l’un des piliers du mouvement des « gilets jaunes » dans le Berry, était très largement partagée par la mairie et la préfecture du Cher. Comment allait se dérouler la manifestation de ce samedi 12 janvier ?