A Marseille, les fous ces coupables idéals

Par

En août 2013, lors du meurtre d'un jeune étudiant sur la Canebière, les médias et les politiques se sont rués sur le premier suspect identifié, un homme souffrant d'une maladie mentale et vivant dans un foyer du quartier.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

En août 2013, lors du meurtre d'un jeune étudiant sur la Canebière, les médias et les politiques se sont rués sur le premier suspect identifié, un homme souffrant d'une maladie mentale et vivant dans un foyer du quartier. Le lundi 12 août, La Provence titre Jérémie victime d'un coup de folie, suivi quelques jours après d'une enquête intitulée 4000 malades mentaux dans la rue. Le Figaro fonce également, donnant même les nom et prénom du suspect. Le Front national  récupère l'affaire et appelle à manifester. Depuis, les enquêteurs suivent une autre piste mais le stigmate subsiste. « C'est comme du racisme, explique un membre de l'association Les nomades célestes, un lieu d'accueil de jour pour des personnes souffrant de troubles psychiatriques et ayant connu la rue. Les faits-divers alimentent les préjugés et quand une communauté est soupçonnée, elle souffre toute entière. »