France

Les juges face à la crise et à la toute-puissance du «mur de l’argent»

Comment sanctionner les fautes commises sur les marchés financiers qui ont été révélées par la crise ? Le sujet a réuni des grands noms du monde juridique et des autorités françaises de régulation, lundi 11 mai au Sénat, pour un colloque animé par l'ancienne ministre Nicole Questiaux. Où l'on voit que contrôler et punir les responsables de la finance ayant fauté ne va pas être chose aisée pour ceux qui en sont chargés.

EINCIYAN

Devant un aréopage de juristes et de spécialistes de la finance, le rôle de «la mémé retraitée qui a perdu tout son argent et va protester chez son banquier» a été revendiqué par Nicole Questiaux. Haute fonctionnaire et conseillère d'Etat, l'ancienne ministre du gouvernement de Pierre Mauroy (1981-1984 ; avant la dérégulation des marchés) a donc mis les pieds dans le plat. Quand la crise révèle chaque jour de nouveaux errements des «rois» de la finance et des marchés globalisés, qui doit sentir le vent de la sanction ? «Des responsables d'un monde à part qu'on a du mal à identifier», voire tous ceux qui n'ont «pas su éviter la crise» – ce qui met aussi en jeu la «responsabilité des autorités publiques» ?

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