Pour ses avocats, Chirac est le roi Pétaud

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Les défenseurs de Jacques Chirac comparent la Ville de Paris à une « pétaudière » afin de diluer les responsabilités. Ils espèrent ainsi faire absoudre l'ancien maire jugé dans l'affaire des emplois fictifs, où l'on trouve de tout, de la Corrèze, de la Corse, de l'Afrique, de l'Asie et du sport...

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Une « pétaudière ». C'est l'image utilisée devant le tribunal correctionnel par Georges Kiejman, l'un des avocats de Jacques Chirac, pour décrire la mairie de Paris sous le règne de son client, de 1977 à 1995 (le roi Pétaud, lui, n'a régné que dans l'esprit fertile de Rabelais – “Pétault” dans le texte). Une façon de suggérer aux juges que cette collectivité de 40.000 agents était peut-être mal gérée, mais qu'il ne faut rien y voir d'illicite, et surtout pas un système d'emplois fictifs destiné à favoriser la carrière nationale de Pétaud-Chirac, comme l'ont analysé les juges d'instruction.