Majorité UMP et exécutif: c'est la foire d'empoigne !

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Entre la réforme de la taxe professionnelle, contre laquelle les maires de France, aiguillonnés par le sénateur Jean-Pierre Raffarin (UMP), ancien premier ministre, ont manifesté publiquement leur réprobation, mercredi 14 octobre, et la prochaine nomination de Jean Sarkozy à la tête de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense (aux pouvoirs élargis), qui a soulevé, la veille, la colère d'une partie des députés UMP à l'initiative de Pierre Cardo (Yvelines), les projets du chef de l'Etat mettent en relief les fractures de la majorité comme elles ne l'ont jamais été depuis le début du quinquennat. La proximité des élections régionales (mars 2010), du coup plus périlleuses que prévu pour l'UMP et ses alliés, ne va pas arranger les choses.

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Et rebelote. Après Alain Juppé, le premier Premier ministre de Jacques Chirac qui a estimé, le 7 octobre, dans les colonnes du quotidien Sud-Ouest, que la réforme de la taxe professionnelle revenait à se «foutre du monde», voilà que, mercredi 14 octobre, dès potron-minet sur RTL, ce fut au tour de Jean-Pierre Raffarin, l'avant-dernier Premier ministre de Jacques Chirac d'y aller de sa charge: «Ce texte devra être modifié par le Parlement qui ne peut accepter un recul de la décentralisation.» Et le sénateur de la Vienne de se faire plus précis: «Je suis optimiste sur un changement radical de cetexte.» On ne peut pas faire plus clair.