La longue chute de Jean-Noël Guérini

Par Benoît Gilles et Jean-Marie Leforestier (Marsactu)

De presque maire de Marseille à prévenu dans une affaire de prise illégale d’intérêts, lundi 15 mars, le destin de Jean-Noël Guérini a basculé en douze ans d’enquête judiciaire. La chute du baron socialiste a emporté avec elle une bonne part de la gauche départementale.

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À partir de ce lundi, Jean-Noël Guérini a rendez-vous avec son destin. Dans la grande salle du palais Monthyon, équipée pour accueillir ce procès monstre, il va s’asseoir sur le banc des prévenus pour l’épilogue d’une affaire qui depuis 12 ans porte son nom. Guérini. Ce nom est un stigmate. Le symbole d’une façon de faire de la politique, hâtivement attribuée à des mœurs locales, mêlant sans cesse intérêts publics et privés, y compris familiaux, et des entrepreneurs plus ou moins recommandables. Comme pour la députée Andrieux avant lui, ce nom est désormais le symbole d’un clientélisme structurel, devenu insupportable, condamnable.