A Bordeaux, la justice fait des acrobaties pour épargner le député UMP

Par
Cet article est en accès libre. L’information nous protège ! Je m’abonne

- Le blog de Jean-Paul Garraud (ici) dans lequel il a mis en cause en décembre 2007 une inspectrice du travail. Après la condamnation en première instance du député UMP, le billet a été retiré.

 

- La fiche de M. Garraud à l'Assemblée nationale, où il est élu depuis 2002. Ici.

 

- Spécialiste des questions de justice, Jean-Paul Garraud est réputé très conservateur dans ses prises de positions. Il est notamment un fervent défenseur des controversés centres de rétention de sûreté voulus par Nicolas Sarkozy et Rachida Dati. En novembre 2004, il avait aussi déposé une série d'amendements pour éviter que des poursuites pénales ne soient engagées contre des propos homophobes.

 

- Député de Gironde, M. Garraud a essuyé deux importants revers électoraux. En juillet 2007, il se présente à Saint-Emilion suite au décès du maire en place. Il perd. En mars 2008, il se présente face à Gilbert Mitterrand (un fils de l'ancien président français) à la mairie de Libourne. Et il perd.

Pas de mobilisation sans confiance
Pas de confiance sans vérité
Soutenez-nous

Ce type d'article n'est jamais simple à rédiger. Parce qu'on se dit que ce genre d'affaire, complexe dans sa forme, va difficilement intéresser le lecteur a priori. Il faut donc simplifier le récit, sans caricaturer l'histoire. Vulgariser, en somme. Cette affaire m'a intéressé dès que des magistrats, outrés par ce qui se passe à Bordeaux, m'ont alerté, parce que c'est une petite histoire qui raconte, à mon sens, un grand dysfonctionnement. Où l'on voit un parquet se mettre en quatre pour retarder – voire éviter – une condamnation à un homme politique de la majorité, ancien magistrat et proche de la ministre en place. Tous les justiciables de France ne jouissent pas d'une telle attention.

 

L'article a été actualisé mardi 15 juillet, à 16h30, quelques heures après sa première publication, avec la réaction du député Jean-Paul Garraud, qui a finalement donné suite à nos sollicitations. Voir en page 4.