Chimères et embryons transgéniques: de quoi parle la loi bioéthique

Par Rouguyata Sall

Outre la PMA, la loi bioéthique adoptée ce mardi 15 octobre à l’Assemblée aborde aussi les embryons transgéniques ou « chimériques ». En perspective : des organes humains produits à l’intérieur d’animaux. Ces expériences soulèvent nombre de questions éthiques, auxquelles les chercheurs et la loi tentent de répondre.

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«Nous pourrons modifier le génome des embryons humains, nous pourrons fabriquer des embryons chimères mi-animal, mi-homme », dénonçait Blanche Streb le 6 octobre dernier, en plein cortège de la Manif pour tous, horrifiée par le projet de loi bioéthique. Cette directrice d’Alliance Vita chargée de la formation et de la recherche (une association « pro-vie ») exprimait là des inquiétudes semblant relever de la science-fiction, au point d’être moquées dans certains médias. Et pourtant, tout cela figure bien dans le texte que l’Assemblée nationale vient d’adopter en première lecture, mardi 15 octobre, avec pour mesure phare l’ouverture de la PMA à toutes les femmes.