Conflits d'intérêts : « Une ou dix lois n'y suffiront pas »

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Aquilino Morelle, jadis rémunéré par un laboratoire pharmaceutique, dément tout « conflit d'intérêts » et les médias rechignent à dégainer le terme. Récente, cette notion passe mal. Mediapart fait le point avec le professeur de droit public Paul Cassia.

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Les « conflits d’intérêts » ont fait irruption dans le débat public avec l’affaire Woerth-Bettencourt. Quatre ans plus tard, la notion est si mal comprise que Le Monde ou Les Échos l’orthographient encore de travers – « intérêt » au singulier quand il s’agit d’interférence entre des intérêts pluriels. Ainsi, l’affaire Aquilino Morelle tourne au pugilat sémantique : peut-on dire que sa double casquette (un contrat avec un laboratoire pharmaceutique en 2007 alors qu’il travaillait comme inspecteur général des affaires sociales) constitue de facto un conflit d’intérêts ?