Mélenchon: «L’indifférence peut nous mettre en danger»

Par

À Marseille, Jean-Luc Mélenchon, qui est arrivé en tête au 1er tour devant la candidate LREM Corinne Versini, peut espérer faire de la ville son « point d’appui » pour mener le combat national. À la condition de remobiliser ses électeurs.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Marseille, de notre envoyée spéciale.-  À Marseille, Jean-Luc Mélenchon a remporté le 11 juin la première manche de son pari : éliminer le parti socialiste pour se présenter comme la seule alternative à gauche face à La République en marche (LREM). Pour son dernier meeting de campagne, jeudi soir, le chef de file de La France insoumise a opté pour la place du Général-de-Gaulle, offrant un espace bien plus restreint que le Vieux-Port, où il avait attiré les foules le 9 avril. La jauge derrière les barrières est de 1 500 places, auxquelles il faut bien ajouter le double autour. L’heure est à la remobilisation.« Notre seul ennemi dans les cinq prochaines années, ce n’est pas Macron, c’est la résignation des citoyens », lance Hendrik Davi, candidat de La France insoumise dans la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône. À la surprise générale, il y a sorti le candidat LR Yves Moraine, dauphin du maire Jean-Claude Gaudin. Puis c’est au tour de la boxeuse et doctorante Sarah Soilihi, éliminée dimanche dans les quartiers Nord au profit du FN et de La République en marche, d’être chaleureusement applaudie.