Comment la capitale de la Résistance est devenue «facholand»

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Autopsie d’une ville, Lyon, où les « zids » tabassent les gens parce qu’ils osent passer devant leur bar. Une enquête publiée par VICE.

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La crise migratoire touche aussi l’extrême droite. Interdits de séjour à Paris pour cause de faits de violence, les membres les plus emblématiques de la mouvance identitaire ont été contraints à l’exil. Et c’est à Lyon qu’ils ont trouvé leur terre d’asile. Derniers arrivés, les gros bras du GUD (Groupe union défense). Une dizaine d’entre eux s’y sont installés à l’été 2016, ouvrant deux magasins dans le centre historique du Vieux Lyon – une boutique de fringues et un salon de tatouage –, tous deux dirigés par Logan Djian, l’ancien leader du groupe. Une présence de plus en plus visible qui inquiète la population et révolte les antifas. En réponse, les antifas lyonnais avaient prévu une grande manifestation antiraciste ce dimanche 17 décembre. L’initiative a été interdite par la mairie de la ville, mais ça ne suffira à faire descendre la colère des antifas, pour qui Lyon est devenue une nouvelle terre de combat.