Affaire Kerviel: la cour d'appel de Versailles dans l'embarras

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Le tribunal peut-il tenir un procès en vue de fixer le montant des dommages et intérêts réclamés à Jérôme Kerviel, alors que le ministère public plaide devant la chambre de révision pour un sursis à statuer, en attendant les conclusions des nouvelles enquêtes ? Oui, insistent les avocats de la Société générale. Non, rétorque l’avocat de Jérôme Kerviel. Délibéré le 29 janvier.

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Il régnait une ambiance un peu surréelle à l’ouverture de l’audience du procès en appel de Jérôme Kerviel face à la Société générale devant la cour d’appel de Versailles. Officiellement, trois jours d’audience avaient été fixés pour déterminer les responsabilités civiles de chaque partie et les dommages et intérêts que pouvait réclamer la banque à Jérôme Kerviel. La Cour de cassation ayant cassé dans un arrêt les 4,9 milliards d’euros de dommages fixés lors des premiers procès, après avoir estimé que la banque portait une responsabilité dans ses pertes, laquelle n’avait pas été prise en compte par la cour d'appel.