« Attendez, restons sur le sujet ! Ce n’est pas une conférence de presse, c’est un point presse. » Mardi matin, dans la salle de presse de la Maison de la chimie, à deux pas de l’Assemblée nationale, Brice Hortefeux recadre d'entrée les discussions après la question d’un journaliste qui osait s’interroger sur le « droit d’inventaire » de l’UMP. Pour l'ami de trente ans, l’objectif de ce colloque des « Amis de Nicolas Sarkozy » est « d’adresser des messages d’affection, de reconnaissance, de fidélité et de confiance » à l’ancien chef de l’État. Pas de se lancer dans une autocritique de son quinquennat.

Pas question, donc, de se laisser gâcher la fête par Jean-Pierre Raffarin, qui, la veille, a descendu le bilan des cinq années de sarkozysme, dans L'État de l'opinion, la revue de TNS Sofres. Lorsqu'un journaliste se risque à évoquer les propos de l’ancien premier ministre, Hortefeux moque l’impertinent (« Il y a un journaliste comique au premier rang ») et réplique : « Je ne peux que regretter que Jean-Pierre Raffarin n’ait pas mis autant d’énergie dans la campagne présidentielle. » « C'était la raffarinade du jour », tente de minimiser Nadine Morano, auprès d'une poignée de journalistes.

Plusieurs mois qu’on ne les avait plus vus sur le devant de la scène. Après avoir lancé l’association en mai, et organisé un premier rassemblement à Nice en août, les sarkozystes historiques organisaient à la Maison de la chimie un premier colloque sur « la place de la France dans le monde durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy ». Une journée pour glorifier son action internationale, thème plus consensuel que son bilan social et économique.