Dans les foyers, les chibanis meurent à huis clos

Par Héléna Berkaoui (BONDY BLOG)

Dans les foyers de travailleurs migrants, les facteurs de décès s’accumulent : vulnérabilité, promiscuité, maladies chroniques, renonciation aux soins… Face à cela, la réponse des bailleurs et des pouvoirs publics a été tardive et lacunaire.

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«Je viens d’apprendre la mort de Samba Top, le délégué du foyer des Grands-Pêchers à Montreuil », nous écrit Aboubacar Diallo, délégué du comité de résidents d’un foyer de travailleurs migrants à Saint-Ouen, géré par l’Association pour le développement des foyers (Adef). « Je suis triste, c’était un camarade de lutte, j’ai tout appris avec lui », ajoute-t-il au téléphone. Ce monsieur avait déjà de gros problèmes de santé, nous indique-t-on aussi.