« Il est où le pin’s ? » Gabriel Attal ouvre le petit sac en cuir que les huissiers de l’Assemblée viennent de lui remettre. Dedans, il y a le règlement, un plan des locaux, un « baromètre », le fameux « pin’s » très officiel réservé au député, l’écharpe pour les cérémonies et la cocarde tricolore des élus de la nation, à poser derrière le pare-brise de la voiture. Pas de pot : le nouveau député LREM des Hauts-de-Seine, un des benjamins de la majorité Macron, se déplace en scooter. Dimanche, Attal, 28 ans, a battu le protégé d’André Santini, l’éternel maire d’Issy-les-Moulineaux, plusieurs fois député et ministre. Son ancienne patronne, Marisol Touraine, dont il fut l’assistant parlementaire puis le conseiller au ministère de la santé, a mordu la poussière en Indre-et-Loire. Voilà son heure venue. Attal, heureux et en baskets, s’attarde dans le jardin de l’Assemblée.