Affaire Pérol: «l'honneur» bafoué de la commission de déontologie

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L'annonce par Mediapart de la démission de deux membres de la commission de déontologie de la fonction publique, à la suite de l'affaire Pérol, a suscité de vives réactions. La plus spectaculaire d'entre elles est celle du président de la commission, Olivier Fouquet. Parlant de l'un des démissionnaires, Jacques Chabrun, le président a déclaré qu'il «a démissionné pour l'honneur». «Car l'honneur de la commission a été atteint dans l'affaire Pérol», ajoute-t-il. Une formule qui risque de peser sur les suites judiciaires et politiques de l'affaire.

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L'annonce par Mediapart de la démission de deux membres de la commission de déontologie de la fonction publique, à la suite de l'affaire Pérol, a suscité de vives réactions. La plus spectaculaire d'entre elles est celle du président de la commission, Olivier Fouquet, qui a estimé que ces démissions répondaient à une logique très forte, celle de «l'honneur». La formule, utilisée par l'un des gardiens de l'éthique de la fonction publique, marque un tournant dans l'affaire Pérol. Quelle que soit l'issue de l'information préliminaire qui a été ouverte par le Parquet à l'encontre de François Pérol, l'ex-secrétaire général adjoint de l'Elysée qui a pris les commandes des Banques populaires et des Caisses d'épargne, ces mots sonnent comme une condamnation. Non pas condamnation pénale – la justice ne s'est pas encore prononcée –, mais condamnation morale.