Européennes: Les Républicains entrent en campagne pour entretenir leur "dynamique"

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Les Républicains (LR) ont donné mardi le coup d'envoi officiel de leur campagne des européennes lors d'un premier grand meeting, à Caen, destiné à entretenir la dynamique favorable au principal parti de droite, qui a retrouvé un peu d'optimisme sur la foi des sondages de ces dernières semaines.
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CAEN, Calvados (Reuters) - Les Républicains (LR) ont donné mardi le coup d'envoi officiel de leur campagne des européennes lors d'un premier grand meeting, à Caen, destiné à entretenir la dynamique favorable au principal parti de droite, qui a retrouvé un peu d'optimisme sur la foi des sondages de ces dernières semaines.

    A cette occasion, François-Xavier Bellamy et Laurent Wauquiez, respectivement tête de liste et président de LR, ont récité les arguments rodés depuis trois mois dans de petites salles et sur les plateaux de télévision, autour de l'"enracinement", de l'"identité" et de la "protection des frontières" européennes.

    A un mois du scrutin, prévu le 26 mai, ce meeting a signé la fin de la trêve à laquelle Les Républicains s'étaient astreints après l'incendie de Notre-Dame de Paris, eux qui devaient initialement lancer leur campagne la semaine dernière à Nîmes. 

    "Là où les choses sont en train de bouger, c'est du côté de notre liste", a déclaré Laurent Wauquiez devant quelques centaines de militants.

    "Je sens qu'il y a dans cette campagne des européennes une liste qui est portée par une dynamique", a-t-il également dit. "Ils nous avaient promis le pire et pourtant, sondage après sondage, notre liste ne fait que progresser depuis le moment où nous l'avons présentée."

    La liste LR est créditée de 14,5% des intentions de vote dans une enquête d'opinion quotidienne de l'Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNEWS et Sud Radio, mise à jour mardi.

    C'est encore loin des 20,91% obtenus par l'UMP en 2014 et plus encore des 27,88% de 2009, mais suffisant pour rassurer les cadres du parti, qui regardaient avec angoisse, il y a quelques mois, les études leur prêtant 8% à 10% des suffrages.

    La liste LR demeure toutefois loin des deux favorites, celle de La République en marche-MoDem et celle du Rassemblement national, toutes deux au-dessus des 20%.

   

    "CIVILISATION", "HÉRITAGE", "HISTOIRE"

    Les prestations de François-Xavier Bellamy, saluées par les militants, ont également rendu un peu d'espoir à la plupart des hauts responsables du parti, dont beaucoup n'avaient pas caché leur scepticisme, en janvier, devant le profil de ce novice en politique placé là sur décision de Laurent Wauquiez.

    Signe du changement d'humeur parmi les figures de LR, le président du Sénat, Gérard Larcher, a participé au meeting de Caen - une présence qui a un "sens politique", a-t-il dit - trois mois après avoir exprimé publiquement ses doutes.

    D'autres poids lourds et membres de la direction étaient également présents dans la salle, comme le trésorier Daniel Fasquelle, la secrétaire générale Annie Genevard, le député Guillaume Larrivé et le sénateur Philippe Bas.

    Devant les militants normands, la tête de liste, dont l'expérience en politique se résume pour l'essentiel à deux mandats d'élu municipal à Versailles (Yvelines), a joué sa partition habituelle, avec le ton pondéré du conférencier davantage que la fougue du tribun.

    "L'Europe c'est une civilisation", "un héritage", "une histoire", a dit le professeur de philosophie de 33 ans, issu de la droite conservatrice et catholique.

    Le prochain meeting de LR aura lieu vendredi à Strasbourg, autour de Laurent Wauquiez et de François-Xavier Bellamy, à nouveau, mais également de l'Allemand Manfred Weber, candidat investi par le Parti populaire européen (PPE) en vue du renouvellement de la présidence de la Commission européenne.

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