PS: la mascarade des «angéliques» contre les «sécuritaires»

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Le fiasco des débats organisés dimanche au Zénith et les petits règlements de compte qui ont suivi en disent long sur les tergiversations du parti socialiste sur les questions de sécurité. L'enjeu est pourtant immense. Depuis 1997 et le congrès de Villepinte, le PS hésite, fait ce qu'il ne dit pas ou n'assume pas ses revirements successifs. Ses débats en trompe-l'œil masquent mal sa coupure d'une réalité sociale et sa difficulté à penser ces questions de sécurité. Parti pris.

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Depuis dimanche, et le fiasco du meeting pour les libertés publiques au Zénith de Paris, le PS s’auto-matraque. Il n’y a pas encore de sang sur les murs – mais ça pourrait venir. C’est en fait une vieille histoire, qui sent le sapin et le rance, celle binaire, stupide, confondante, des angéliques contre les sécuritaires. C’est le genre de mythes à deux euros qui font les titres de la presse (ici, le JDD, mais ça pourrait en être mille autres) – tant ce genre de raccourcis est facile à lire, facile à comprendre, facile à vendre. Et puisque le mythe se nourrit du mythe, comme la matraque du bouclier, celui-ci risque d’avoir de beaux jours devant lui. Et le sang pourrait bien un jour couler jusque rue de Solférino.
Dommage.