Du début jusqu'à la fin de son quinquennat, Nicolas Sarkozy aura décidément impulsé une politique économique et sociale hybride, entre austérité et Grand Guignol. Multipliant les changements de cap ; détricotant un jour ce qu'il avait établi la veille ; accumulant les dépenses improductives ou clientélistes avant, tout aussitôt, d'additionner les mesures d'économies socialement dangereuses. Sans souci de cohérence ou de long terme, dans une pagaille indescriptible, il a conduit une politique brouillonne et radicalement inégalitaire.