Des identitaires lyonnais occupent un futur centre d’accueil destiné aux Roms

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Les militants d’extrême droite ont investi le toit d’un immeuble appartenant au ministère de la justice. Ils ont été rejoints par Christophe Boudot, la tête de liste FN Auvergne-Rhône-Alpes aux régionales.

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« On est chez nous », « Saint Genis ne sera pas Calais » : deux banderoles ont été déployées samedi sur le toit d'un bâtiment à Saint-Genis-les-Ollières, dans la métropole lyonnaise, par des militants identitaires du groupe “Rebeyne“. Ils avaient auparavant brûlé une voiture devant le site. En septembre, le préfet de région Michel Delpuech avait rencontré les élus de cette commune de l’Ouest lyonnais pour leur présenter le projet d’installation de 160 Roms issus des trois principaux camps de l’agglomération lyonnaise (La Feyssine à Villeurbanne, Vaulx-en-Velin, Saint-Priest), dans un objectif d’insertion par l’emploi et la scolarisation. Sous la pression, ce projet a finalement été limité à l’installation de 80 personnes.