A Marseille, un propriétaire de taudis condamné après avoir été assigné en justice par des réfugiés syriens

Évacué après les effondrements de la rue d’Aubagne, un couple avec six enfants accusait son propriétaire d’avoir bidouillé des faux pour éviter de supporter le coût de leur relogement à l’hôtel. La justice leur a donné raison.

Olivier Bertrand

27 juin 2020 à 12h30

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Marseille (Bouches-du-Rhône).– La justice marseillaise a lourdement condamné vendredi 26 juin un marchand de sommeil qui avait rédigé un faux congé afin de ne pas avoir à reloger une famille de réfugiés syriens évacuée en octobre du taudis qu’il lui louait. Après une très longue audience il y a 15 jours, la juge des contentieux de la protection (chargée notamment des plaintes concernant les baux d’habitation) a établi que le document était un faux en comparant la signature du congé avec celle du père de famille.

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