Le gouvernement fait des concessions aux médecins hospitaliers

Par

Face à l'ampleur de la manifestation, mardi 28 avril à Paris, le gouvernement a décidé de reporter de 2012 à 2018 la convergence des tarifs facturés par les hôpitaux et les cliniques privées à l'assurance maladie. Dans le même temps, la commission des affaires sociales du Sénat modifie le projet de loi de Roselyne Bachelot. Cible des médecins hospitaliers: le renforcement des pouvoirs des directeurs. Le Mouvement de défense de l'hôpital public brandit la menace de l'«hôpital gratuit» sans facturation ni codage, «si rien ne bouge».

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

La mobilisation de la communauté hospitalière produit ses premiers effets. Au lendemain du mouvement de grève et de la manifestation du 28 avril, qui a réuni des milliers de médecins, infirmiers et aides-soignants à Paris, Roselyne Bachelot a annoncé que le gouvernement avait décidé de reporter de 2012 à 2018 la convergence des tarifs facturés par les hôpitaux et les cliniques privées à l'assurance maladie. Dans une lettre adressée à la Fédération hospitalière de France (FHF), la ministre de la santé a déclaré qu'une modification en ce sens allait être proposée au Parlement lors de la prochaine loi de financement de la sécurité sociale, après avoir jugé nécessaire de disposer d'«études robustes et crédibles» sur les différences de coût entre les établissements.