Affaire Borrel: le mensonge d'Etat pointé par la justice

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Il y a douze ans, le magistrat Bernard Borrel était retrouvé mort à Djibouti. Suicide, affirmait la version officielle. Assassinat, rétorquent les proches. Le jugement pour subornation de témoin, rendu à Versailles le 27 mars, constitue une pièce décisive dans une enquête longtemps étouffée. Il met en cause l'Etat djiboutien et plusieurs de ses alliés dans le système judiciaire français.

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Longtemps maquillé en suicide, l'assassinat du juge Borrel ne fait plus de doute. Ses commanditaires ne sont certes toujours pas connus. Mais le chef des services secrets et le procureur général de la République de Djibouti viennent d'être condamnés pour avoir voulu « neutraliser » un témoignage capital accusant les sommets de l'Etat djiboutien d'avoir cautionné l'assassinat. Ce qui complète, côté judiciaire, les ingérences diplomatiques apparues dans cette enquête hors norme.