Le président de la commission des finances du Sénat demande désormais l’ouverture d’une enquête parlementaire. Mediapart fait de nouvelles révélations sur les profils et pratiques de certains membres de l’une des associations mises en cause.
L’ancienne déléguée générale de Maman travaille, le réseau fondé par Marlène Schiappa, a récemment été propulsée secrétaire générale du Haut Conseil à la vie associative. La nomination de cette amie de la secrétaire d’État inquiète plusieurs experts de l’instance indépendante, qui y voient un nouveau fait du prince.
La ministre se défend de toute implication dans le choix des bénéficiaires du fonds Marianne. Or, d’après des informations de Mediapart, trois de ses collaborateurs, dont son directeur de cabinet, ont participé à la sélection des candidatures. Un des bénéficiaires affirme même que ce sont eux qui l’ont poussé à postuler.
Les révélations de Mediapart sur le financement, par de l’argent public, de contenus politiques en période électorale ont suscité une vague d’indignations à gauche. Des responsables politiques, dont Anne Hidalgo, envisagent de porter plainte. D’autres réclament l’ouverture d’une enquête parlementaire, voire la démission de Marlène Schiappa.
L’association de Mohamed Sifaoui n’est pas la seule à avoir été grassement rémunérée par le fonds Marianne. Une autre structure a touché plus de 300 000 euros alors qu’elle venait d’être créée et n’avait aucune activité connue. Sous couvert de lutte contre le séparatisme, elle a diffusé des contenus politiques à l’encontre d’opposants d’Emmanuel Macron pendant les campagnes présidentielle et législatives.